L’accompagnement progressif d’une alimentation lactée vers une alimentation solide

L’alimentation de l’enfant va évoluer selon son âge et selon son développement psychomoteur. Elle va passer d’une alimentation lactée liquide à une alimentation solide.

Sa relation à la nourriture va également changer, passant d’un besoin purement physiologique à un plaisir affectif et relationnel lié au moment du repas.

Son goût va également s’affiner jusqu’à pouvoir identifier les quatre saveurs : salé, sucré, acide et amer.

 

1. Vers 4-5 mois

 

L’enfant commence à utiliser la partie antérieure de sa langue pour déglutir.

Les farines infantiles peuvent être proposées afin d’augmenter leur apport énergétique et épaissir le biberon pour une sensation de satiété.

 Les fruits cuits peuvent être introduits, sous la forme homogénéisée de petits pots puis en compote. Au début, seules 1 ou 2 cuillères à café suffisent puis la ration augmentera au fur et à mesure. Les 1ers fruits proposés sont généralement la pomme et la poire. La compote ne doit pas être mélangée au biberon ou au laitage afin de permettre à l’enfant de distinguer les nouvelles textures et goûts.

L’introduction d’un nouveau légume ou fruit par une ou deux cuillères permet également à l’enfant de « s’acclimater progressivement » à une nouvelle texture en sachant que la carotte et le légume vert dits « légumes simples » sont sans risque allergène pour les jeunes enfants.

De même, vous pouvez commencer à faire découvrir les légumes cuits à votre enfant. A la cuillère avant ou après le biberon, vous pouvez lui en donner 1 ou 2 cuillères à café au début puis augmenter la ration progressivement. Il n’y a pas d’ordre d’introduction pour les légumes. Pour favoriser l’éveil au goût et à la découverte de textures différentes, la purée de légumes ne sera pas introduite dans le biberon.

 

 

2. Vers 6-7 mois

On peut introduire les fruits crus. Il faut les choisir bien mûrs, les laver, les éplucher, les épépiner. Vous pouvez les proposer à votre enfant bien écrasés, râpés puis en petit morceaux, selon sa dentition.

La pomme de terre peut commencer à être préparée sous forme de purée lisse mais dans un premier temps, comme elle est peu digeste, il est préférable de l’associer à un légume. Elle est le premier féculent introduit et permet de lier les purées.

La viande (d’abord la volaille), les œufs (1/4 d’œuf dur, seulement le blanc) et le poisson doivent bénéficier d’une introduction progressive, au cours d’un des 4 repas quotidiens (10 g maximum, équivalents à 2 cuillères à café), sous forme homogénéisée ou mixée puis hachée ou en petits morceaux, selon la dentition.

 

 

3. Vers 7-8 mois

Vers 7-8 mois, vous pouvez donner à manger des féculents à votre enfant, sous forme de petites pâtes ou semoule. L’introduction du corps gras (beurre, huiles) est possible en très petites quantités du type une cuillère à café (huile) ou 1 noisette de beurre dans des légumes.

 

4. Vers 12 mois

Vous pouvez lui faire découvrir les légumes crus. Comme crudités vous pouvez lui faire goûter des carottes râpées, des concombres, des tomates sans la peau…

 

 

 

 

Le pain peut également commencer à être proposé en quantité limité.

A partir d’un an, vous pouvez également introduire progressivement des produits laitiers comme des yaourts, petits-suisses, fromages blanc nature (non sucré) et fromages pasteurisés.

 Les laits mammifères (vache, brebis, chèvre…) hors « préparations infantiles » et les jus végétaux (de soja, d’amande, de châtaigne…) doivent être proscrits. Cependant, à partir de 12 mois, vous pouvez commencer à les introduire mais sous forme de préparations (béchamel, gratins, riz au lait…)

 

 

5. Vers 24 mois

Vous pouvez introduire les légumes secs dans son alimentation, sous forme de purée et très cuits, ainsi que le riz (qui avant risque de générer des fausses routes).

 

 

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